Le Dr Thibault Devaux en consultation à son cabinet d'Arras
Genou

Peut-on marcher avec une fissure du ménisque ? Ce qu'il faut savoir

Une fissure du ménisque n'empêche pas toujours de marcher, mais certains signes doivent alerter. Le Dr Thibault Devaux, chirurgien du genou à Arras, explique quand consulter.

Une fissure du ménisque n'empêche pas toujours de marcher. Beaucoup de patients continuent à se déplacer, parfois pendant des semaines, avec une gêne modérée. Mais cette possibilité dépend du type de fissure, de sa localisation et des symptômes associés — et certains signes imposent de consulter sans attendre.

Qu'est-ce qu'une fissure du ménisque ?

Les ménisques sont deux structures en forme de croissant, situées entre le fémur et le tibia. Ils amortissent les contraintes transmises au genou et participent à la stabilité de l'articulation.

Une fissure correspond à une lésion de ce tissu. Elle peut être partielle ou complète, récente ou ancienne. On distingue deux grands contextes, dont le pronostic n'est pas le même :

  • La fissure traumatique — elle survient lors d'un mouvement de torsion du genou, souvent chez un patient jeune ou sportif. Le début est brutal et identifiable.
  • La fissure dégénérative — elle apparaît progressivement sur un ménisque fragilisé par l'usure, généralement après 50 ans. Elle est fréquemment associée à une arthrose débutante.

Peut-on marcher avec une fissure du ménisque ?

Dans la majorité des cas, oui. La marche sur terrain plat reste souvent possible, même si elle s'accompagne d'une gêne ou d'une douleur modérée.

Certains mouvements sont en revanche plus difficiles : s'accroupir, pivoter sur la jambe, descendre un escalier, ou se relever d'une position assise prolongée. Ces gestes sollicitent davantage la zone lésée.

Continuer à marcher normalement ne signifie pas que la lésion est bénigne, ni qu'elle va disparaître seule. À l'inverse, une gêne persistante ne signifie pas non plus qu'une intervention sera nécessaire. C'est l'évaluation clinique qui permet de trancher.

Quels signes doivent alerter ?

Certaines manifestations justifient une consultation rapide :

  • Un blocage du genou : l'articulation reste coincée en flexion et ne parvient pas à s'étendre complètement
  • Une sensation que le genou « lâche » ou se dérobe à l'appui
  • Un gonflement important ou qui réapparaît après chaque effort
  • Une douleur qui empêche l'appui ou réveille la nuit
  • Une gêne qui persiste au-delà de deux à trois semaines malgré le repos relatif

Le blocage est le signe le plus significatif : il peut traduire un fragment méniscal déplacé dans l'articulation, situation qui nécessite un avis rapide.

Faut-il arrêter toute activité ?

Un repos complet n'est généralement pas recommandé. L'immobilisation prolongée entraîne une fonte musculaire, en particulier du quadriceps, qui fragilise davantage le genou.

Il est en revanche pertinent de suspendre temporairement les activités qui provoquent la douleur : sports de pivot, course, port de charges lourdes, positions accroupies répétées. La marche sur terrain plat, elle, reste le plus souvent bénéfique.

Comment se fait le diagnostic ?

L'examen clinique constitue la première étape. Le Dr Thibault Devaux évalue la mobilité du genou, recherche les points douloureux sur l'interligne articulaire et teste la stabilité ligamentaire.

La radiographie permet d'apprécier l'état du cartilage et de rechercher une arthrose associée. L'IRM, lorsqu'elle est indiquée, visualise directement le ménisque et précise le type de fissure ainsi que sa localisation — deux éléments déterminants pour la suite.

Quelles options de prise en charge ?

Toutes les fissures méniscales ne relèvent pas de la chirurgie. La décision dépend de chaque situation et s'évalue au cas par cas : rééducation, renforcement musculaire, adaptation temporaire des activités ou antalgiques permettent souvent une amélioration sans intervention.

C'est particulièrement vrai pour les fissures dégénératives, où la rééducation constitue généralement la première approche.

La chirurgie du ménisque est envisagée lorsque les symptômes persistent malgré ce traitement, ou d'emblée en cas de blocage véritable. Deux gestes sont alors possibles : la suture méniscale, qui répare le ménisque et préserve sa fonction lorsque la lésion s'y prête, ou la méniscectomie partielle, qui retire uniquement la zone lésée.

Quand consulter ?

Une douleur de genou qui persiste au-delà de deux à trois semaines, qui limite la marche ou qui s'accompagne d'un gonflement mérite un avis spécialisé. En cas de blocage, la consultation ne doit pas être différée.

Consulter un chirurgien orthopédiste ne signifie pas qu'une opération sera proposée. La consultation permet de comprendre l'origine des symptômes et d'orienter vers la prise en charge la plus adaptée — qui reste, dans de nombreux cas, non chirurgicale.

Le Dr Thibault Devaux, chirurgien du genou à Arras, reçoit en consultation pour évaluer votre situation et orienter vers la prise en charge la plus adaptée.

Pour faire le point sur votre situation, vous pouvez contacter le secrétariat par téléphone au 03 61 47 82 75 ou transmettre une demande via le formulaire en ligne.

Contenu rédigé et validé par le Dr Thibault Devaux, chirurgien orthopédiste spécialisé dans la prise en charge de la hanche et du genou à Arras.

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